Vous savez ce qui rend heureux ? La même chose qui rend triste, mais
à l'envers.
Je sais que ça ne veut appremment rien dire, mais je vais vous expliquer :
Imaginez un journaliste qui tente de créer (avec sa nana trop canon) une société d'édition. Ce même journaliste n'a pas les fonds nécessaires à la création de cette boîte qui doit éditer le magazine qu'il a dans la tête depuis des lustres. Ce magazine qu'il avait ébauché en deux ans, et qui doit devenir
son véritable bébé unique grâce à cette société.
Imaginez ensuite
onze banques qui, poussées par un karma aussi douteux que crado, lui disent (mais surtout à sa nana trop canon qui pleure à chaque fois) toutes en bloc -enfin plutôt à la suite :
VTFF, ou plus poliment : "
ouais, ton projet il arrache, mais la crise tout ça... bon, ben ça ne va pas être possible".
Imaginez l'état nerveux et mental de ce journaliste, sa dérive, sa
non-envie de continuer. Mais ce petit bonhomme (et sa nana toujours trop canon) décide de continuer malgré le fait que poster sur son blog devient trop
compliqué, à cause des gens qui attendent le mag et qui le relancent en permanence -bien intentionnés, mais cruels sans le savoir car lui rappelant sa faillabilité. Il finit par ne plus en parler, juste à espérer que tout va s'arranger avant qu'il ne puisse plus avoir d'argent pour payer la bouffe de sa chienne (si mignonne et rigolote soit elle).
Imaginez sa dépression chronique et si mal dissimulée.
Et puis
imaginez ces deux zozos changeant quelque peu leurs plans, repoussant les échéances et relançant une énième fois les furies banquaires, si faibles dans leurs choix et pourtant si puissantes.
Une
énième fois.
La bonne.Et
pouf, d'un coup d'un seul le ciel s'éclaircit, la plume se réveille, la fatigue disparaît, le moral est là et les pleurs viennent aux yeux.
Le bébé n'est pas mort-né. Ses parents ont pratiqué une respiration artificielle salvatrice, et il verra le jour dans un avenir proche.
Merci à tous d'avoir été là. Même si c'était difficile d'entendre "
Alors, il ressort quand, RPG. ?", c'était
indispensable. Indispensable, car cela nous faisait comprendre que nous étions utiles, parfois même comme "
manquants". Sans ça nous aurions baissé les bras.
Cette victoire, cette renaissance, nous
vous la devons, comme tout ce qui m'est arrivé depuis presque dix ans et mon arrivée dans le monde du journalisme spécialisé.
Merci, les copinoux.
Sérieux.
PS : surtout à Ninja_Bleu, Abdel, Pierre, 6Klop, Jérom, les lecteurs de notre forum... et tous ceux qui nous ont maintenu la tête hors de l'eau juste avant que nous ne finissions noyés. La liste complète sera dans l'Outro du premier numéro :)
Ho, et au fait : c'est la nana trop canon qui a tout fait, en fait. Merci, chérie.
Bordel, ce que je peux aimer la vie :D